تونس الرقميةLa Tunisie convoque l’ambassadrice de France
Lire plus tardLe ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger a annoncé que, sur instruction du président de la République, Kaïs Saïed, le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger avait convoqué l’

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Le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger a annoncé que, sur instruction du président de la République, Kaïs Saïed, le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger avait convoqué l’ambassadrice de la République française en Tunisie.
Cette convocation visait à lui faire part de la vive protestation de la Tunisie concernant le contenu d’une interview récemment réalisée par une chaîne publique française avec un individu recherché par la justice tunisienne. Selon le ministère, cet entretien portait atteinte à la souveraineté de l’État tunisien, visait sa sécurité nationale et ses institutions, et comportait un appel explicite à la discorde et aux affrontements internes.
Le secrétaire d’État a exprimé la ferme condamnation et la profonde indignation de la Tunisie face à la répétition délibérée de telles pratiques sur des médias publics français, utilisés pour diffuser des contenus incitatifs et des allégations manifestement mensongères à l’encontre de l’État tunisien.
Il a estimé que ces agissements dépassaient clairement les limites garanties par la liberté d’expression et d’information ainsi que par la déontologie journalistique. Ils relèveraient, selon lui, d’une ingérence — inacceptable à tous égards — dans les affaires intérieures d’un État souverain attaché à l’indépendance de sa décision nationale, mais aussi d’une incitation directe contre ses institutions et ses symboles, ainsi que d’une tentative de porter atteinte à sa sécurité nationale. Autant d’actes réprimés par la législation tunisienne, mais aussi par le droit international et les usages diplomatiques.
Le secrétaire d’État a également souligné que le caractère public du média concerné engageait la responsabilité morale de l’État français, laquelle ne saurait être éludée en invoquant l’indépendance éditoriale ou la liberté de la presse.
Il a enfin affirmé qu’il appartenait aux autorités françaises de prendre, de leur propre initiative et conformément à leur législation nationale, les mesures nécessaires pour mettre un terme à de tels agissements jugés inacceptables.
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