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Affaires étrangères : un candidat écarté pour un rapport sécuritaire ?

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Affaires étrangères : un candidat écarté pour un rapport sécuritaire ?

Un jeune diplômé en droit affirme avoir été écarté du concours de recrutement du ministère des Affaires étrangères malgré la réussite de l’ensemble des épreuves, en raison d’un rapport sécuritaire faisant état de ses activités associatives, de ses fréquentations politiques et de publications critiques envers le président de la République.

Dans un témoignage publié sur les réseaux sociaux, samedi 25 juillet 2026, Mohamed Ali Abdellaoui, diplômé de la faculté de droit de Sfax en droit public, explique que devenir diplomate constituait son objectif depuis le début de ses études universitaires.

Une réussite à toutes les étapes du concours

Selon son récit, il a franchi avec succès toutes les phases du concours organisé par le ministère des Affaires étrangères : le test à choix multiples, les épreuves écrites, la visite médicale ainsi que l’entretien oral, au cours duquel il affirme avoir obtenu la note de 18/20.

À la publication des résultats définitifs, il découvre toutefois que sa candidature n’a pas été retenue.

Estimant cette décision injustifiée, il indique avoir saisi le Tribunal administratif d’un recours en annulation.

Un rapport sécuritaire au cœur du litige

Mohamed Ali Abdellaoui affirme que les observations écrites produites par le ministère dans le cadre de la procédure judiciaire mentionnent que, bien qu’il ait satisfait aux différentes épreuves du concours, « les résultats du rapport sécuritaire le concernant étaient négatifs », conduisant la commission, à l’unanimité, à prononcer son échec « en raison de l’absence de la condition de bonne conduite ».

Le jeune diplômé soutient n’avoir ni antécédents judiciaires ni condamnations pénales et affirme ne faire l’objet d’aucune accusation liée au terrorisme ou à des atteintes à la sûreté de l’État.

Des activités associatives et des opinions politiques évoquées

Toujours selon son témoignage, le rapport sécuritaire auquel il dit avoir eu accès mentionnerait notamment son appartenance à l’association culturelle Irtaqi, légalement constituée et publiée au Journal officiel, ainsi que ses relations avec des personnes qualifiées de « gauche » et la publication de messages satiriques ou critiques à l’égard du président de la République sur les réseaux sociaux.

Il affirme que ces éléments auraient conduit les autorités à considérer qu’il ne remplissait pas les conditions requises pour intégrer un corps sensible, en particulier le corps diplomatique.

Une affaire qui relance le débat

Ce témoignage, rendu public alors que la procédure est pendante devant le Tribunal administratif, relance les interrogations sur les critères d’appréciation des candidats aux concours de la fonction publique, notamment lorsqu’ils concernent des postes relevant de secteurs jugés sensibles.

À ce stade, le ministère des Affaires étrangères n’a pas réagi publiquement aux déclarations du jeune candidat. Le litige demeure désormais entre les mains de la justice administrative, qui sera appelée à se prononcer sur la légalité de la décision contestée.

S.H

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